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Les accidents climatiques

La forêt bourguignonne a subi plusieurs accidents climatiques : les tempêtes de 1999, la sécheresse - canicule de 2003.

La prise en compte du risque dans les projets sylvicoles est un axe nouveau de recherche et de vulgarisation.

Des enseignements ont été tirés des ouragans de 1999, des études scientifiques ont confirmé l'importance de certains facteurs d'amélioration de la stabilité :

  • la forme conique du tronc, avec un rapport hauteur/diamètre aussi faible que possible,

  • la perméabilité des peuplements, améliorée par les éclaircies et les élagages,

  • la résistance mécanique et le bon ancrage racinaire de certaines espèces,

  • la profilage et la perméabilité des lisières,

  • l'abondance du sous-étage,

  • la profondeur du sol et sa facilité de ressuyage,

  • la situation topographique abritée des turbulences.

Le bilan écologique des tempêtes de 1999 est :

Positif pour les espèces de lumière qui peuvent se développer dans les trouées. La présence de bois mort au sol, d'une litière en décomposition plus abondante, des souches renversées, des trous laissés après exploitation entraînent une multiplication des abris et des micro habitats favorables à la microfaune, à la microflore du sol et aux mammifères forestiers.

Négatif pour les espèces associées
- aux vieux arbres,
- aux houppiers des grands arbres,
- à la lumières tamisée du couvert ...

Les scolytes ont proliféré sur les chablis et se sont attaqués aux arbres sains à proximité. Les chevreuils, cerfs et sangliers se sont multipliés excessivement.

La sècheresse-canicule de 2003 a affecté préférentiellement les peuplements situés en lisières sud et sud-est, sur sols à faible réserve en eau ou à hydromorphie temporaire, sur rebords de plateau ou versants drainants.

Toutes les essences ont été affectées à des degrés divers :

  • L'épicéa, installé en station limite a beaucoup souffert, les peuplements qui ont survécu à la canicule ont été la proie des scolytes ; de nombreux peuplements ont du être exploités.

  • Les peuplements de douglas installés sur sols superficiels en expositions sud ont dépéri,

  • Beaucoup de feuillus dont les chênes et le hêtre ont été stressés ; les dépérissements de chêne pédonculé qui apparaissent depuis 2008 sont la conséquence directe de cette canicule.

Il est recommandé au sylviculteur d'intégrer autant que possible les risques liés aux avatars climatiques dans son choix d'essences, de provenances et dans ses itinéraires sylvicoles.





Canicule


Tempête 1


Tempête 2