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Fonction économique de la forêt

Remontons dans le temps, il y a 2500 ans une forêt vieille et profonde recouvre une bonne partie de la Gaule et de l'Europe, l'agriculture existe et se développe activement. Mais la forêt apporte toujours une grande part des ressources pour les hommes, grâce à la chasse et la cueillette. Il ne s'agissait pas d'aller cueillir deux ou trois baies et de braconner des lapins ; mais d'exploiter les ressources de la forêt tout en la préservant, car elle était pour eux une véritable mère nourricière, avec une faune et une flore bien plus riche qu'aujourd'hui…


Pendant longtemps les farines provenaient en grande partie des chênes et des châtaigniers ; l'olivier, le palmier-dattier et le figuier nourrissaient tout le pourtour méditerranéen ; le pin, le noisetier, le noyer donnaient des fruits secs pour l'hiver ; puis tous les arbres fruitiers : pommier, poirier, prunier, néflier... fournissaient du sucre et une base pour les alcools. Les feuilles de certains, comme le frêne, offraient du miellat pour des boissons sucrées. D'autres encore comme le hêtre, sauvaient les hommes de la disette grâce à leurs faines...

LA GESTION FORESTIERE DURABLE S'APPUIE SUR UNE PRODUCTION ECONOMIQUEMENT RENTABLE DE BOIS, DE PRODUITS ET DE DIVERSIFIES

L'analyse des facteurs de production et des peuplements fait apparaître la capacité de la forêt bourguignonne à réunir tous les éléments d'une gestion durable intégrant, de façon très variable selon la forêt, le sylviculteur et son environnement, une production de bois et des productions d'aménités et services écologiques et sociaux. Toutes les forêts de Bourgogne sont susceptibles d'une gestion forestière durable intégrant les trois fonctions de la forêt et les objectifs du propriétaire. Le poids respectif de chacune des trois fonctions est variable selon les conditions de sol, de climat et de peuplement. Il est variable selon le contexte particulier de chaque propriété, selon les objectifs du sylviculteur et les potentialités économiques, écologiques et sociales de la forêt. Il varie aussi selon la demande publique locale en matière de maintien ou restauration d'écosystèmes particuliers, ou d'orientations paysagères spécifiques.

La production de bois, et d'autres produits renouvelables récoltés en forêt, a longtemps constitué, et constitue encore l'essentiel de la production, et souvent la seule possibilité de réaliser et de rémunérer les opérations d'entretien, de récolte et de gestion.
Mais ces produits matériels, ligneux ou autres, ne sont pas la seule production marchande des bois bourguignons. La forêt produit aussi des services, dont certains sont déjà des services marchands depuis très longtemps comme la chasse ; d'autres le deviennent, au fur et à mesure de la concrétisation des demandes des particuliers ou des demandes sociales.

La forêt bourguignonne se doit d'intégrer ces services immatériels marchands comme des productions à entrer au bilan d'exploitation, de la même façon que la production de bois et autres produits marchands matériels.

Une partie des services engendrés par la gestion forestière durable ne sont pas aujourd'hui marchands, comme le stockage de carbone. Ils pourraient le devenir si la demande sociale et les engagements de la France font de ces productions de services une priorité.
Les prestations de services aux particuliers, et plus encore les prestations de service d'intérêt général, écologiques ou sociaux, entrent dans le cadre de la gestion forestière durable.

La façon de s'assurer de la bonne adéquation entre la demande sociale et la réponse du sylviculteur, et de son suivi d'effet satisfaisant pour les deux parties est la contractualisation entre les partenaires. Ainsi la loi retient que les fonctions environnementale et sociale feront l'objet de justes contreparties pour les services rendus lorsque cela conduit à des contraintes ou à des surcoûts d'investissement et de gestion (art. L-1 du code forestier).

  • Le prix du bois sur pied
    Le prix des bois est toujours proportionnel à leur grosseur, mais la qualité des arbres modifie encore davantage cette valeur.
    Ce prix dépend aussi du volume mis en marché, des conditions et délais d'exploitation, ainsi que de l'accessibilité de la parcelle ou des possibilités de stockage des bois abattus.